Illustration générée d’un homme en fauteuil avec une proche et une soignante, autour d’une tablette de communication

Interfaces cerveau-machine : remarcher et reparler grâce à un implant

Les interfaces cerveau-machine transforment certains signaux cérébraux en commandes pour marcher, communiquer ou contrôler un ordinateur. Des résultats chez quelques personnes sont encourageants, mais les implants restent expérimentaux : ils ne guérissent ni la paralysie ni la maladie et soulèvent des questions de sécurité, de suivi et de données cérébrales.

Un homme paralysé commande ses pas grâce à des signaux enregistrés dans son cerveau. Un autre, atteint de la maladie de Charcot, retrouve une conversation avec ses proches par l’intermédiaire d’une voix numérique. Ces scènes ne relèvent plus seulement de la science-fiction : elles ont été décrites dans des publications médicales. Mais elles ne signifient ni guérison de la paralysie, ni arrivée d’un implant accessible à tous. [1] [8]

Les interfaces cerveau-machine, ou ICM, établissent une liaison entre l’activité cérébrale et un appareil. Certaines permettent de piloter un ordinateur. D’autres transforment une tentative de parole en mots, ou une intention de mouvement en stimulation de la moelle épinière. Les résultats les plus spectaculaires restent ceux de protocoles expérimentaux chez des personnes très sélectionnées. [1] [6] [18]

Après le panorama de nos Tendances médicales 2026, voici ce que ces dispositifs font réellement, le rôle des équipes franco-suisses et les limites à connaître. Au 02 novembre 2026, le verdict pour les implants présentés ici reste clair : Expérimental.

Les points clés

  • L’implant enregistre des signaux liés à une tâche ; un logiciel les traduit en commandes. Il ne permet pas de lire indistinctement toutes les pensées. [1] [6]
  • Le pont cerveau-moelle franco-suisse a amélioré le contrôle de la marche chez une personne atteinte de tétraplégie après une lésion cervicale incomplète, avec rééducation et aides techniques. [1]
  • Des neuroprothèses transforment la parole tentée en texte et en voix de synthèse. Elles ne réparent pas les muscles de la parole. [5] [6] [8]
  • Neuralink et Synchron étudient surtout le contrôle d’appareils numériques. Leurs résultats ne doivent pas être confondus avec ceux des équipes travaillant sur la marche ou la parole. [9] [10] [12] [13]

Comment un implant peut-il contourner une paralysie ?

Pour bouger ou parler, le cerveau prépare une commande. Celle-ci doit ensuite parvenir aux circuits nerveux et aux muscles qui exécutent le mouvement. Une lésion de la moelle épinière peut interrompre cette transmission. Dans la sclérose latérale amyotrophique, ou SLA, les neurones qui commandent les muscles sont progressivement atteints. Certaines activités cérébrales liées à une action tentée peuvent néanmoins rester enregistrables et exploitables par une interface. [1] [6]

L’ICM cherche à utiliser ces signaux autrement. Des électrodes, de petits capteurs électriques, enregistrent une partie de l’activité cérébrale. Un logiciel identifie les motifs associés, par exemple, à un mouvement de la main ou à une tentative de parole. Il les convertit en une commande utilisable : déplacer un curseur, sélectionner un mot ou déclencher une stimulation nerveuse. [6] [9] [18]

Ce logiciel doit être calibré, c’est-à-dire réglé pour la personne et la tâche. Pendant l’apprentissage, le participant tente certains mouvements ou essaie de prononcer les phrases demandées, silencieusement ou avec une vocalisation difficile. Le système apprend la correspondance entre les signaux enregistrés et l’action recherchée. Les performances publiées dépendent donc du capteur, de l’entraînement et du contexte d’évaluation. [1] [4] [6]

Dans les dispositifs de parole, un modèle linguistique peut compléter le décodage en proposant une succession de mots vraisemblable. Cela améliore la lisibilité, mais un résultat plausible n’est pas nécessairement le message voulu. L’interface doit permettre de repérer et de corriger les erreurs, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un choix de soin ou d’une décision personnelle. [6] [8]

En deux phrases

Une interface cerveau-machine fournit une autre sortie à certains signaux cérébraux lorsque la voie habituelle vers les muscles fonctionne mal. Elle peut rendre une fonction utilisable avec une assistance technique, sans réparer la maladie ou la lésion responsable. [1] [6]

Clinatec et l’EPFL : un pont numérique pour mieux marcher

Une collaboration franco-suisse, pas une prouesse attribuable à un seul implant

L’angle français est important. Les implants WIMAGINE sont issus des travaux du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, le CEA, au sein de Clinatec, à Grenoble. La recherche publiée en 2023 associe notamment ces équipes grenobloises à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, l’EPFL, et au Centre hospitalier universitaire vaudois, le CHUV. [1] [2]

L’étude concernait Gert-Jan Oskam, atteint d’une tétraplégie après un accident de vélo et une lésion cervicale incomplète C5–C6. Une tétraplégie touche les quatre membres ; une paraplégie concerne les membres inférieurs. Cette précision compte : le résultat ne peut pas être transposé sans examen à toutes les formes de paralysie, notamment aux lésions médullaires complètes. [1]

Deux implants placés à la surface du cerveau enregistraient les signaux associés à la commande des jambes. Un ordinateur les décodait, puis transmettait les commandes à un stimulateur implanté. Celui-ci pilotait des électrodes placées autour de la moelle, dans la région lombo-sacrée, sous la lésion. Cette région contient les circuits nerveux mobilisés pour les mouvements des jambes. [1]

Le dispositif est donc un pont cerveau-moelle : il ne se contente pas d’envoyer une consigne à un écran. Il transforme l’intention motrice en stimulation électrique des circuits situés en aval de la lésion. Les paramètres sont personnalisés afin de coordonner les mouvements nécessaires au pas. [1]

Ce que « remarcher » veut dire dans cette étude

Le participant a pu se lever, marcher et franchir certains obstacles avec un contrôle plus naturel de la stimulation. Mais il avait déjà bénéficié d’une rééducation avec stimulation médullaire et pouvait faire des pas avec un déambulateur avant l’ajout du pont numérique. Présenter l’implant comme ayant, à lui seul, fait passer une personne totalement immobile à une marche normale serait trompeur. [1]

Après l’entraînement, il pouvait également parcourir plus de dix mètres avec des béquilles lorsque la stimulation était éteinte. Cette amélioration fonctionnelle est notable. Une étude sur une seule personne, sans groupe témoin, ne permet toutefois pas de distinguer précisément ce qui revient au pont numérique, à la stimulation, à la rééducation ou à leur association. Elle ne démontre pas une réparation anatomique de la moelle. [1]

L’autonomie rapportée ne signifie pas absence d’équipement. L’usage à domicile reposait sur un déambulateur équipé et des composants externes de transmission et de calcul. Le suivi a aussi documenté une infection ayant nécessité le retrait d’un implant cortical. La réussite fonctionnelle et les risques chirurgicaux doivent être présentés ensemble. [1]

L’essai STIMO-BSI reste une étude de faisabilité de très petit effectif. Son existence dans un registre ne constitue ni une autorisation de commercialisation, ni la preuve d’un accès en soins courants en France. [3]

Schéma d'un pont cerveau-moelle reliant des signaux cérébraux à un stimulateur de la moelle pour aider à commander la marche
Pont cerveau-moelle expérimental étudié chez un participant atteint de tétraplégie après lésion cervicale incomplète : les signaux cérébraux commandent une stimulation sous la lésion, avec rééducation et aides techniques.

Décoder la parole : retrouver un échange, pas guérir les muscles

Des mots disponibles, mais une parole devenue difficile ou impossible

Les personnes concernées par les études de parole ont notamment une SLA ou les séquelles d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, du tronc cérébral. Dans certains cas, elles peuvent encore formuler ce qu’elles souhaitent dire, mais ne parviennent plus à l’articuler de façon intelligible. Une dysarthrie est un trouble moteur de l’articulation ; une anarthrie est une impossibilité d’articuler la parole. [5] [6] [18]

Il ne faut pas confondre cette situation avec une aphasie, un trouble du langage lui-même. Les résultats décrits ici ne démontrent pas qu’un implant restaure automatiquement un langage perdu ou une compréhension altérée. Ils montrent qu’une activité associée à la tentative de parler peut être utilisée pour produire une autre sortie de communication. [5] [6]

Pour comprendre la maladie et sa prise en charge globale, vous pouvez consulter notre article sur la maladie de Charcot, ou sclérose latérale amyotrophique. L’interface de communication ne traite pas la dégénérescence responsable de la SLA. [6]

Du signal cérébral à une voix de synthèse

En 2023, une équipe a décodé la parole tentée d’une participante atteinte de SLA à environ 62 mots par minute. Avec un vocabulaire de 125 000 mots, le taux d’erreur était d’environ 24 % dans les tests rapportés. Ces deux chiffres doivent être lus ensemble : la vitesse seule ne renseigne pas sur la fiabilité d’un message. L’étude portait sur une personne et les phrases étaient largement guidées. [4]

Une autre publication de 2023 concernait une femme paralysée après un AVC du tronc cérébral. Une grille d’électrodes placée à la surface du cerveau permettait de produire du texte, une voix synthétique personnalisée et les mouvements d’un visage virtuel. Ce visage, ou avatar, pouvait accompagner l’échange. Les sons provenaient de l’ordinateur, pas de cordes vocales dont le fonctionnement aurait été restauré. [5]

Dans l’étude publiée dans le New England Journal of Medicine en 2024, un homme atteint de SLA a utilisé une neuroprothèse intracorticale, avec des microélectrodes pénétrant le cortex, la couche superficielle du cerveau. Ses tentatives de parole étaient transformées en mots puis prononcées avec une voix numérique conçue pour ressembler à sa voix antérieure. Le système associait chirurgie, ordinateurs externes, apprentissage et contrôle des erreurs. [6]

Les travaux de 2025 sur une synthèse vocale en flux continu ont cherché à réduire l’attente : produire progressivement la voix plutôt que patienter jusqu’à la fin d’une phrase. C’est un enjeu concret pour une conversation, mais ces évaluations ne constituent pas une preuve de parole naturelle retrouvée chez tous les patients. [7]

En 2026, une utilisation prolongée à domicile

Une publication de juin 2026 a suivi l’utilisation à domicile de l’interface par Casey Harrell, un homme atteint de SLA. Il a utilisé le dispositif pendant plus de 3 800 heures, sur près de deux ans, pour communiquer et contrôler son ordinateur. Le débit moyen rapporté était de 56 mots par minute. Cette étape est importante : elle dépasse la démonstration ponctuelle dans un laboratoire. [8]

Les chercheurs ne restaient pas présents pendant ces usages personnels. Cependant, le système avait d’abord été installé et accompagné par l’équipe, puis les aidants avaient été formés à sa mise en route. « Utilisation indépendante » ne signifie donc pas un appareil sans entretien, sans réglage ou sans soutien humain. [8]

Les mesures en conversation et celles obtenues en répétant des mots affichés ne sont pas interchangeables. Dans la vie quotidienne, le participant évaluait et pouvait corriger ses phrases. Une exactitude élevée lors d’un test guidé ne doit pas être présentée comme la garantie que chaque message spontané sera fidèlement retranscrit. L’étude reste celle d’une personne, pas une démonstration d’efficacité pour toute la population atteinte de SLA. [8]

Schéma montrant le décodage d'une tentative de parole en texte puis en voix synthétique par une neuroprothèse
Des neuroprothèses peuvent convertir une tentative de parole en texte et en voix synthétique ; les résultats publiés restent limités et expérimentaux.

Neuralink et Synchron : deux voies vers le contrôle numérique

Neuralink : des électrodes intracérébrales et une liaison sans fil

L’implant N1 de Neuralink utilise des fils portant des électrodes insérées dans le cerveau. Il enregistre une activité qui peut être convertie en commandes d’appareils externes. Le registre américain PRIME décrit une étude précoce de faisabilité chez des personnes atteintes de tétraplégie ou de tétraparésie, avec des critères principaux de sécurité. La tétraparésie correspond à une faiblesse des quatre membres, sans nécessairement une paralysie complète. [9]

Le début réel indiqué dans le registre est le 9 janvier 2024, et non 2025. La fiche consultée, mise à jour en janvier 2026, ne comportait pas de résultats déposés. La société décrit chez ses participants des usages de curseur, de clics et d’ordinateur, avec des performances variables. Ces communications d’entreprise ne remplacent pas une publication clinique complète. [9] [10]

Neuralink étudie aussi la restauration d’une communication à partir de signaux liés à la parole, notamment dans le protocole VOICE. Un objectif annoncé n’est pas un résultat déjà acquis. Les sources consultées ne permettent pas de lui attribuer les succès de marche du pont franco-suisse ou les résultats de parole publiés par les équipes universitaires citées plus haut. [1] [8] [11]

Synchron : un implant dans un vaisseau, mais toujours un geste invasif

Le Stentrode de Synchron emprunte une autre voie. Un cathéter introduit par la veine jugulaire permet de déposer un stent portant des électrodes dans un sinus veineux intracrânien, près des régions motrices. Un stent est une petite armature destinée à rester dans un vaisseau. Le dispositif évite une ouverture chirurgicale du crâne, mais nécessite une implantation vasculaire : il n’est donc pas non invasif. [12]

L’étude SWITCH a rapporté des analyses chez quatre participants suivis pendant douze mois. Tous avaient pu contrôler un ordinateur. Aucun événement indésirable grave lié au dispositif n’avait été observé dans ce petit groupe ; cela ne permet pas d’exclure des complications rares. Le protocole comportait aussi un traitement antiagrégant, qui réduit l’agrégation des plaquettes sanguines. [12]

COMMAND est une étude américaine de sécurité et de faisabilité à groupe unique, avec six participants. La fiche consultée, mise à jour en septembre 2026, indiquait un statut actif sans recrutement et toujours aucun résultat déposé. Là encore, le contrôle numérique ne doit pas être traduit en preuve d’une marche ou d’une parole biologique restaurée. [13]

Il n’existe donc pas de « vainqueur » à désigner entre ces approches sur la seule base de leurs annonces. Les objectifs, les gestes d’implantation et les méthodes d’évaluation diffèrent. Une comparaison utile doit porter sur la fonction réellement obtenue, sa fiabilité, les complications et la charge d’utilisation au quotidien.

Invasif ou non invasif : quelle différence pour les patients ?

Les interfaces intracorticales introduisent des électrodes dans le tissu cérébral. D’autres enregistrent les signaux à sa surface, par électrocorticographie, sans pénétrer le cortex. Elles nécessitent néanmoins une implantation chirurgicale. Une position plus superficielle ne signifie pas absence de risque. Certains prototypes de parole comportent également des connecteurs traversant la peau et des ordinateurs externes. [1] [5] [6]

À l’inverse, une interface utilisant un électroencéphalogramme, ou EEG, peut enregistrer des signaux avec des capteurs posés sur le cuir chevelu. Sans opération, cette approche peut être étudiée pour sélectionner des lettres ou commander un appareil. Les signaux sont cependant moins localisés et sensibles aux mouvements des yeux ou du corps. Elle ne reproduit pas automatiquement les performances des implants de parole ou du pont cerveau-moelle. [18]

Le mot « interface » désigne donc une famille de technologies, pas un produit unique. Le verdict expérimental de cet article concerne les systèmes implantés de marche et de parole présentés. Il ne faut pas en déduire que toute utilisation médicale d’un EEG, d’une stimulation ou d’une aide technique serait expérimentale. [18]

La distinction avec Parkinson est également utile. La stimulation cérébrale profonde sert à moduler des circuits pour réduire certains symptômes chez des patients sélectionnés ; ce n’est pas le même objectif que décoder une phrase ou commander une stimulation médullaire. Notre article sur les nouveautés dans la maladie de Parkinson détaille cette prise en charge.

Données cérébrales : l’essentiel

Ces interfaces ne lisent pas librement les pensées. Elles repèrent des signaux associés à une tâche précise : tenter un mouvement, essayer de parler ou sélectionner un élément. Le message obtenu peut comporter des erreurs ; la personne doit donc pouvoir le corriger, surtout lorsqu’il a une conséquence importante. [6] [8] [14]

Avant une implantation ou une participation à un essai, les questions pratiques sont simples : quelles données sont enregistrées, qui peut y accéder et pour quel usage ? Communiquer, suivre les soins, mener une recherche ou améliorer un logiciel ne sont pas les mêmes finalités. L’information doit être accessible, y compris lorsque la parole est très limitée, et les usages des données doivent être clairement expliqués. [14] [15] [16] [17]

Enfin, un implant suppose un suivi dans la durée : matériel, logiciel, éventuelles pannes et retrait du dispositif doivent être anticipés. Les petites études actuelles ne garantissent ni un fonctionnement à vie ni une explantation sans risque. C’est l’une des raisons pour lesquelles ces technologies restent expérimentales. [1] [19]

Verdict : expérimental, avec des bénéfices déjà tangibles pour quelques personnes

Les implants cérébraux de marche et de parole ne sont plus seulement des idées sur un écran. Le pont franco-suisse a amélioré la commande de la marche chez un participant ; des neuroprothèses ont permis une communication prolongée, y compris à domicile. Ces bénéfices comptent, même lorsqu’ils ne guérissent pas la maladie. [1] [8]

Pour passer d’un succès individuel à une prise en charge courante, il faut encore établir chez davantage de personnes la fiabilité, les risques à long terme, la durabilité et l’utilité au quotidien. Il faut aussi rendre le suivi praticable et préserver la maîtrise des messages et des données. Une autorisation de mener un essai ne vaut pas autorisation de commercialiser le dispositif. [3] [9] [13] [19]

Pour un patient en France, la démarche raisonnable consiste à en parler à l’équipe neurologique ou de rééducation référente. Elle peut préciser les aides disponibles et, lorsque cela est pertinent, les possibilités de recherche. Expérimental ne veut pas dire sans intérêt ; cela veut dire que les bénéfices et les contraintes restent à évaluer, sans promesse universelle de remarcher ou de reparler. [18]

Références

[1] Lorach H, et al. Walking naturally after spinal cord injury using a brain–spine interface. Nature. 2023;618:126–133. DOI. Texte intégral.

[2] CHUV. Brain-computer interface enables thought-controlled walking after spinal cord injury. Communiqué, 24 mai 2023. Source.

[3] ClinicalTrials.gov. STIMO-BSI. NCT04632290. Registre consulté le 26 octobre 2026. Fiche.

[4] Willett FR, et al. A high-performance speech neuroprosthesis. Nature. 2023;620:1031–1036. DOI.

[5] Metzger SL, et al. A high-performance neuroprosthesis for speech decoding and avatar control. Nature. 2023;620:1037–1046. Version corrigée. DOI. Texte intégral.

[6] Card NS, et al. An Accurate and Rapidly Calibrating Speech Neuroprosthesis. N Engl J Med. 2024;391:609–618. DOI.

[7] Littlejohn KT, et al. A streaming brain-to-voice neuroprosthesis to restore naturalistic communication. Nat Neurosci. 2025;28:902–912. DOI.

[8] Card NS, Singer-Clark T, Peracha H, et al. Long-term independent use of an intracortical brain-computer interface for speech and cursor control. Nat Med. 2026;32:2504–2510. DOI. PubMed.

[9] ClinicalTrials.gov. PRIME: An Early Feasibility Study of a Precise Robotically Implanted Brain-Computer Interface for the Control of External Devices. NCT06429735. Mise à jour affichée le 9 janvier 2026. Fiche.

[10] Neuralink. Control your computer with Telepathy. Page de l’entreprise, consultée le 26 octobre 2026. Source.

[11] Neuralink. Speech Restoration / VOICE. Page de l’entreprise, consultée le 26 octobre 2026. Source.

[12] Oxley TJ, et al. Assessment of Safety of a Fully Implanted Endovascular Brain-Computer Interface for Severe Paralysis in 4 Patients: The SWITCH Study. JAMA Neurol. 2023. DOI. PubMed.

[13] ClinicalTrials.gov. COMMAND Early Feasibility Study. NCT05035823. Mise à jour affichée le 8 septembre 2026. Fiche.

[14] CNIL/LINC. Des neurodonnées, personnelles, pas comme les autres… 1er octobre 2025. Source.

[15] Union européenne. Règlement 2016/679 : règlement général sur la protection des données. 27 avril 2016. Texte.

[16] UNESCO. Recommendation on the Ethics of Neurotechnology. Adoptée le 11 novembre 2025. Texte.

[17] OCDE. Recommendation on Responsible Innovation in Neurotechnology. OECD/LEGAL/0457, 11 décembre 2019. Texte.

[18] Jain A, Raveendran S, Nair KPS, Ramakrishnan S. Brain-computer interface: an update for the clinicians. Front Hum Neurosci. 2026;20:1777024. Revue narrative. DOI. Texte intégral.

[19] Union européenne. Règlement 2017/745 relatif aux dispositifs médicaux. 5 avril 2017. Texte.

Article rédigé par le Dr Michel Bensadoun, L’auteur ne déclare aucun conflit d’intérêts concernant cet article.

Note : Cet article a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, notamment pour l’assistance à la rédaction et à l’illustration. Le contenu a été soigneusement relu, validé et complété par l’auteur pour garantir sa fiabilité et sa pertinence.

Important : Cet article n’a pas vocation à remplacer une consultation médicale. Chaque situation est unique et nécessite une prise en charge individualisée.

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