Famille souriante assise ensemble sur un canapé.

Extrasystoles ventriculaires : ce battement en trop doit-il vous inquiéter ?

Sensation de cœur qui saute un battement, puis cogne plus fort ? Les extrasystoles ventriculaires sont fréquentes et généralement bénignes. Voici comment reconnaître les signes qui nécessitent un avis médical, comprendre le bilan proposé et savoir quand un traitement peut être utile.

Votre cœur saute un battement, puis cogne un grand coup. Vous posez la main sur votre poitrine, vous retenez votre souffle… et tout redevient normal. Cette sensation porte un nom : l’extrasystole ventriculaire. Extrêmement fréquente, souvent bénigne, elle est généralement bien plus impressionnante que dangereuse. Reste à distinguer un simple parasite électrique d’un signal qui mérite, lui, un vrai coup d’œil médical.

Points clés

  • Une extrasystole ventriculaire (ESV) est un battement prématuré né dans les ventricules, les deux grandes cavités qui propulsent le sang vers les poumons et le reste du corps.

  • Elles sont très répandues : 1 à 4 % des électrocardiogrammes de repos, mais 40 à 75 % des enregistrements prolongés sur 24 à 48 heures [2].

  • L’intensité du ressenti prédit mal la gravité : ce sont les signes associés (syncope, c’est-à-dire une perte de connaissance brève, douleur thoracique, essoufflement, déclenchement à l’effort) qui font monter le niveau d’alerte.

  • Ce qui change tout, c’est l’état du cœur lui-même : sur un cœur sain, ces battements en trop n’ont pas la même portée que sur un cœur déjà malade.

  • Appelez le 15 (SAMU) ou le 112 sans attendre si les palpitations s’accompagnent d’un malaise, avec ou sans perte de connaissance, d’une douleur ou oppression thoracique, d’une difficulté respiratoire brutale ou importante, ou de signes neurologiques soudains. Consultez rapidement votre médecin en cas d’essoufflement inhabituel d’installation progressive, de palpitations déclenchées par l’effort ou d’antécédent familial de mort subite.

Une extrasystole ventriculaire, qu’est-ce que c’est exactement ?

Le rythme cardiaque normal : un chef d’orchestre nommé nœud sinusal

Le cœur est un muscle piloté par de l’électricité. En haut de l’oreillette droite, le nœud sinusal, petit amas de cellules, génère spontanément une impulsion électrique, le plus souvent entre soixante et cent fois par minute au repos. Cette impulsion descend par un réseau de conduction jusqu’aux ventricules, les deux cavités musclées chargées d’éjecter le sang vers les poumons et le reste du corps.

Tant que le chef d’orchestre donne la mesure, chaque battement suit le même trajet avec la même efficacité. C’est ce rythme régulier, dit sinusal, que l’on voit sur un électrocardiogramme (ECG), l’examen qui enregistre l’activité électrique du cœur depuis la surface de la peau.

Quand le ventricule se contracte trop tôt : le mécanisme expliqué simplement

Une extrasystole ventriculaire survient lorsqu’un foyer situé dans le ventricule lui-même part avant le signal du chef d’orchestre : c’est un battement ectopique, né en dehors du circuit normal [15]. Trois mécanismes sont décrits : des cellules du ventricule qui s’activent d’elles-mêmes sans attendre l’ordre venu d’en haut, une petite oscillation électrique qui suit un battement et en déclenche un second, ou un influx qui tourne en boucle dans une zone de tissu et réactive le muscle [15]. Manque de potassium ou de magnésium, excès de calcium, bouffée d’adrénaline créent un terrain favorable à ces départs [2].

Autrement dit : le système électrique du cœur produit, de temps en temps, un parasite. Les spécialistes préfèrent d’ailleurs parler de « complexe ventriculaire prématuré » plutôt que de contraction, car l’activité électrique n’aboutit pas toujours à une contraction mécanique efficace [1].

Pourquoi on ressent un « trou » puis un coup plus fort

C’est là que se joue tout le malentendu. L’extrasystole arrive trop tôt : le ventricule n’a pas eu le temps de se remplir, il éjecte donc peu ou pas de sang. La sensation de battement manquant provient souvent surtout de la pause qui suit et du battement plus puissant qui lui succède : un trou, un raté, un cœur qui « s’arrête » une fraction de seconde [2].

Pendant cette pause un peu plus longue, le ventricule se remplit davantage. Le battement suivant, gorgé de sang, cogne franchement contre la paroi thoracique. D’où cette séquence caractéristique : un vide, puis un coup de bélier — décrite aussi comme un pincement, une piqûre ou un flottement dans la poitrine 2. Rien d’inventé : la sensation correspond exactement à ce qui se passe.

Une anomalie très répandue, y compris chez les cœurs sains

Les extrasystoles ventriculaires sont l’un des troubles du rythme les plus banals qui soient [21]. Tout dépend de la durée pendant laquelle on regarde : on en retrouve chez 1 à 4 % des personnes sur un ECG de repos de quelques secondes, mais chez 40 à 75 % sur un enregistrement continu de 24 à 48 heures 2. La fréquence augmente avec l’âge : moins de 1 % chez les enfants de moins de 11 ans, contre près de sept personnes sur dix après 75 ans, avec des extrasystoles bien plus nombreuses à un âge avancé [1].

Ces chiffres proviennent de populations et de durées d’enregistrement différentes. Ils signifient surtout qu’en enregistrant assez longtemps, on finit souvent par en trouver quelques-unes — et non que la majorité des gens en ont en permanence.

Tracé ECG montrant une extrasystole ventriculaire avec pause compensatrice.
Exemple d’extrasystole ventriculaire sur un ECG.

Symptômes et causes : pourquoi mon cœur fait-il cela ?

Des palpitations aux formes totalement silencieuses

Une palpitation, c’est la perception consciente de ses propres battements cardiaques — rapides, irréguliers ou simplement plus forts. Toutes les palpitations ne sont pas des extrasystoles : l’accélération banale du cœur lors d’un stress, l’anxiété ou d’autres troubles du rythme donnent des sensations voisines. Seul un tracé électrique permet de trancher.

À l’inverse, beaucoup de personnes ne ressentent rien : une large part des extrasystoles est silencieuse, découverte sur un pouls irrégulier ou un ECG de routine 2. Quand des symptômes existent, ils vont des palpitations à l’étourdissement, la gêne thoracique, l’essoufflement ou l’anxiété [2].

Retenez ce point, contre-intuitif : l’intensité ressentie ne préjuge pas de la gravité. Des extrasystoles très gênantes peuvent être totalement bénignes, et des extrasystoles nombreuses passer inaperçues. Ce sont les signes associés qui font monter le niveau d’alerte : syncope ou perte de connaissance, douleur thoracique, essoufflement inhabituel, apparition ou aggravation à l’effort, antécédents cardiaques personnels ou antécédents familiaux de mort subite. Dans ces situations, un avis cardiologique est nécessaire, avec ECG 12 dérivations, échocardiographie et, selon le contexte, épreuve d’effort et IRM cardiaque 16.

Les déclencheurs du quotidien : café, alcool, tabac, stress

Le café a longtemps été accusé sans preuve solide. Un essai randomisé apporte un premier signal, à prendre avec prudence : il s’agissait d’un critère secondaire, présenté par les auteurs eux-mêmes comme générateur d’hypothèses, chez 100 adultes sains suivis 14 jours. Dans cet essai, CRAVE, chaque participant alternait jours avec et sans café caféiné. Les jours avec café, les participants avaient en moyenne 154 extrasystoles ventriculaires par jour, contre 102 les jours sans : environ une fois et demie plus [3]. L’ampleur exacte de cet écart reste imprécise, et il s’agit d’un résultat secondaire obtenu dans un petit effectif d’adultes en bonne santé. Le sommeil, lui, était raccourci d’environ 36 minutes par nuit [3]. L’effet varie beaucoup d’une personne à l’autre : les participants dont l’organisme élimine rapidement la caféine étaient les plus touchés [3]. Inutile de bannir le café par principe : si votre bilan cardiaque est normal, observez simplement l’effet sur vous. En cas de maladie cardiaque connue, demandez l’avis de votre cardiologue.

L’alcool, l’anxiété, le surpoids et la grossesse figurent parmi les circonstances favorisantes classiquement décrites [21]. L’âge, une pression artérielle plus élevée, une activité physique moindre et le tabagisme sont associés à une fréquence plus élevée d’extrasystoles [1]. Concernant le manque de sommeil, souvent incriminé, les données directes manquent : il reste raisonnable de le corriger, sans en faire une cause démontrée.

Les causes internes : potassium, thyroïde, médicaments

Un bilan sanguin est demandé selon le contexte, pour rechercher une cause favorisante : un trouble ionique (déséquilibre des sels minéraux du sang, comme le potassium ou le magnésium), une dysthyroïdie (thyroïde trop ou trop peu active), une anémie (manque de globules rouges). Il n’est pas systématique et ne suit pas un protocole standardisé unique 9. Un déficit en potassium sanguin (hypokaliémie) peut ainsi se manifester par des extrasystoles ventriculaires et, dans les formes sévères, par des troubles du rythme bien plus graves [14]. En revanche, prendre du potassium ou du magnésium « pour le cœur » quand le bilan sanguin est normal n’a pas fait la preuve de son intérêt [1] — et une supplémentation en potassium prise sans contrôle expose à ses propres risques.

D’autres situations sont à rechercher : syndrome d’apnées du sommeil, problèmes respiratoires [9]. Certains médicaments ou substances stimulantes, dont les décongestionnants nasaux et les amphétamines, favorisent également ces battements prématurés 1. Ne modifiez jamais seul un traitement prescrit : parlez-en à votre médecin.

Le cas particulier des maladies cardiaques sous-jacentes

C’est le vrai pivot du dossier. La valeur pronostique des extrasystoles est déterminée par la présence ou l’absence d’une cardiopathie ou d’une maladie électrique du cœur [10]. Sur un cœur structurellement normal, il s’agit le plus souvent d’extrasystoles dites infundibulaires, nées de la chambre de chasse — la voie de sortie du ventricule —, de bon pronostic. Associées à une cardiopathie dilatée (cœur agrandi et affaibli) ou ischémique (séquelle d’un défaut d’irrigation du muscle, par exemple après un infarctus), elles traduisent l’évolution de la maladie et s’inscrivent dans une prise en charge spécialisée [10].

Quand faut-il vraiment s’inquiéter ?

Les signaux d’alerte qui imposent une consultation

Il faut appeler le 15 (SAMU) ou le 112 si les palpitations s’accompagnent d’un malaise, avec ou sans perte de connaissance, d’une douleur ou d’une oppression thoracique ou de tout autre signe évoquant un infarctus du myocarde, d’une difficulté respiratoire brutale ou importante, ou de signes neurologiques soudains (perte de force d’un membre, engourdissement du visage, trouble de la parole) [19]. Ces numéros sont gratuits et joignables depuis un téléphone fixe ou mobile, même bloqué ou sans crédit [19].

Une extrasystole isolée n’explique généralement pas, à elle seule, une perte de connaissance. Une syncope associée à des palpitations doit faire rechercher une arythmie plus prolongée — arythmie ventriculaire soutenue, trouble de la conduction — ou une cardiopathie sous-jacente : elle impose un ECG 12 dérivations, un interrogatoire structuré, un examen clinique avec mesure de la pression artérielle debout, puis les explorations orientées 18.

En dehors de l’urgence, il faut consulter son médecin traitant [19] : sans délai excessif si les palpitations sont très fréquentes ou surviennent en salves prolongées, si elles s’accompagnent d’un essoufflement inhabituel d’installation progressive ou d’une baisse des performances à l’effort, si elles apparaissent ou s’aggravent pendant l’effort, s’il existe une maladie cardiaque connue, ou en cas d’antécédent familial de mort subite avant 50 ans. Consulter simplement pour être rassuré est un motif parfaitement légitime.

Bénignes ou à surveiller : les critères des cardiologues

Les cardiologues raisonnent en « charge » : la proportion d’extrasystoles rapportée au nombre total de battements sur 24 heures. Une charge faible, sur un cœur normal, est considérée comme bénigne. À partir d’une charge voisine de 10 %, une surveillance de la fonction cardiaque devient particulièrement importante : c’est le seuil à partir duquel les recommandations européennes invitent à envisager une cardiomyopathie induite par les extrasystoles — un affaiblissement du muscle cardiaque provoqué par leur répétition [16]. Le risque augmente davantage au-delà de 20 %, les seuils les plus discriminants se situant entre 16 et 24 % dans les travaux dédiés, une charge supérieure à 24 % séparant au mieux fonction ventriculaire altérée et préservée 1. Ce n’est toutefois ni automatique ni un seuil absolu : certaines personnes conservent une fonction cardiaque normale malgré une charge élevée. Particularité rassurante : cette cardiomyopathie est largement réversible lorsque les extrasystoles sont contrôlées 12[13].

Chez les patients explorés par un enregistrement prolongé, ces charges élevées restent minoritaires : dans une série de 6 529 patients adressés pour un Holter, 9 % dépassaient 5 % de charge et 5 % dépassaient 10 % [11]. Ces chiffres concernent une population déjà sélectionnée — des personnes explorées pour un symptôme ou une anomalie —, et non la population générale. Par ailleurs, dans une cohorte communautaire de 1 139 participants à fonction cardiaque initialement normale, une fréquence élevée d’extrasystoles était associée à un risque accru d’insuffisance cardiaque et de décès : selon les auteurs, environ 8 % des insuffisances cardiaques observées dans cette population pourraient être rattachées à ces extrasystoles fréquentes [4] : la fréquence compte, le ressenti non.

Les examens : ECG, Holter, échographie, test d’effort

L’ECG de repos dure quelques secondes : il peut parfaitement passer à côté d’extrasystoles intermittentes. D’où le Holter, un ECG portatif enregistrant en continu pendant 24 à 48 heures, voire davantage, qui compte précisément les extrasystoles et documente leur forme 2.

L’échocardiographie, une échographie du cœur, vérifie la structure du muscle et mesure la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) — le pourcentage de sang expulsé à chaque contraction. Dans l’étude citée plus haut, une FEVG inférieure à 50 % était retenue comme critère de dysfonction systolique, c’est-à-dire d’une contraction affaiblie [11] ; en pratique, la classification clinique de la fraction d’éjection est plus nuancée, et le chiffre s’interprète toujours avec les autres mesures échographiques et le contexte clinique. Un test d’effort complète souvent le bilan, notamment lorsque les extrasystoles apparaissent ou se multiplient à l’exercice.

Sport et extrasystoles : ce que l’on sait

Chez les sportifs et les sujets jeunes, les extrasystoles ventriculaires sont habituellement bénignes ; elles peuvent rarement révéler une maladie cardiaque exposant à un risque lors de la pratique intensive [7]. Chez la personne sans cardiopathie, le sport n’est pas interdit par principe. Mais la décision ne repose pas sur le seul nombre d’extrasystoles : elle tient compte de la forme du battement ectopique sur le tracé, de sa complexité (doublets, triplets, salves brèves), de son comportement à l’effort (disparition, persistance ou aggravation) et de l’existence d’une maladie du muscle cardiaque. La poursuite ou la reprise du sport de compétition se décide au cas par cas, après bilan : ECG de repos, Holter incluant si possible une séance d’entraînement, épreuve d’effort maximale, échocardiographie, IRM cardiaque si besoin 17.

Que fait-on ensuite ? Traitements et vie quotidienne

La première option : ne rien faire, mais bien comprendre

Sur un cœur structurellement normal, avec une charge faible, l’abstention thérapeutique associée à une explication claire est la stratégie recommandée 16. Les extrasystoles ne sont pas une maladie en soi : ce sont des parasites électriques, qui fluctuent spontanément, s’espacent, disparaissent, reviennent — sans que cela signifie une aggravation. En pratique clinique, une explication claire soulage souvent : nombre de personnes les perçoivent moins dès lors qu’elles cessent de les guetter. Cet effet est constaté en consultation, sans avoir été mesuré par un essai dédié.

Corriger les facteurs déclenchants et les déséquilibres

Le traitement des extrasystoles repose d’abord sur celui de leurs causes : cardiopathie éventuelle, facteurs de risque cardiovasculaires, facteurs déclenchants [10]. Concrètement, identifiez ce qui, chez vous, les majore : tenir un petit journal pendant quinze jours (café, alcool, sommeil, périodes de stress) est souvent plus instructif qu’une longue liste d’interdits.

Corriger une hypokaliémie [14], traiter une hyperthyroïdie ou des apnées du sommeil [9], contrôler la pression artérielle, reprendre une activité physique régulière [1] et arrêter le tabac font partie de la démarche.

Médicaments et ablation : pour quels patients ?

Aucun traitement n’est systématique. Un médicament ralentisseur, tel qu’un bêtabloquant (désigné par sa classe, et non par un nom commercial), peut être discuté en première intention lorsque les symptômes restent très handicapants malgré la correction des déclencheurs [16]. Le bêtabloquant n’est pas la seule option : dans certaines extrasystoles idiopathiques, survenant sur un cœur sans maladie identifiée, un inhibiteur calcique non dihydropyridine (classe du vérapamil et du diltiazem) peut également être envisagé [16].

L’ablation par cathéter — la destruction ciblée du foyer qui déclenche les extrasystoles — est proposée en première intention devant des extrasystoles ou des accélérations du rythme ventriculaire dites idiopathiques lorsqu’elles sont gênantes et qu’elles naissent de la chambre de chasse du ventricule droit ou du réseau de conduction du ventricule gauche, ainsi qu’en cas de cardiomyopathie induite par les extrasystoles 16. La voie d’abord du cathéter dépend de l’endroit où naît l’extrasystole ; votre rythmologue — le cardiologue spécialiste des troubles du rythme — vous expliquera celle retenue dans votre cas [20].

Dans une cohorte multicentrique de 1 185 patients porteurs d’extrasystoles idiopathiques, le succès immédiat était obtenu chez 84 % d’entre eux, et la fraction d’éjection des 245 patients atteints de cardiomyopathie induite passait en moyenne de 38 % à 50 % ; le taux de complications atteignait 5,2 %, dont 2,4 % de complications majeures [6]. Une décision qui se prend donc au cas par cas, avec un rythmologue.

Vivre sereinement avec des palpitations

Il existe un cercle vicieux bien documenté cliniquement : l’anxiété fait monter l’adrénaline, l’hormone du stress, qui favorise les extrasystoles [2] ; celles-ci nourrissent l’anxiété et l’hypervigilance, qui amplifie la perception. Casser cette boucle fait partie du traitement, au même titre que le reste.

Cela passe par un diagnostic posé et expliqué, par l’arrêt de l’autopalpation permanente du pouls, parfois par un accompagnement psychologique bref ciblé sur l’anxiété liée à la santé. Reprendre le sport, quand le bilan le permet, est souvent l’étape qui restaure le plus vite la confiance.

À retenir

  • Les extrasystoles ventriculaires sont très fréquentes et le plus souvent bénignes sur un cœur sain.

  • L’intensité du ressenti prédit mal la gravité ; les signes associés, eux, comptent.

  • Le Holter documente ce que l’ECG de repos peut manquer ; l’échographie évalue le muscle.

  • Café, alcool, tabac, stress et déséquilibres biologiques se corrigent et réduisent souvent la gêne.

  • Appelez le 15 ou le 112 en cas de malaise, de douleur thoracique ou de difficulté respiratoire brutale. Consultez rapidement si les palpitations apparaissent à l’effort ou s’il existe un antécédent familial de mort subite.

Concrètement, qu’est-ce que cela change ?

  • Cœur normal, charge faible : pas de restriction d’activité ni de médicament systématique. Un suivi n’est organisé que s’il est jugé utile par le médecin ou si les symptômes évoluent.

  • Charge élevée ou cardiopathie connue : suivi cardiologique régulier avec contrôle de la fonction ventriculaire, et discussion d’un traitement médicamenteux ou d’une ablation selon le retentissement.

En conclusion

Dans l’immense majorité des cas, ce battement en trop est un incident électrique dont le principal inconvénient est l’inquiétude qu’il génère : sur un cœur par ailleurs normal et avec une charge faible, le pronostic est considéré comme favorable [1]. La question n’est donc pas « ai-je des extrasystoles ? » — beaucoup de monde en a — mais « mon cœur est-il par ailleurs normal, et combien y en a-t-il ? ».

L’action concrète tient en une phrase : prenez rendez-vous avec votre médecin traitant, qui prescrira un électrocardiogramme et, si nécessaire, un Holter et une échographie cardiaque. Ce bilan simple lève le doute dans la plupart des situations. Consultez sans attendre, en revanche, en cas d’essoufflement inhabituel, de palpitations déclenchées par l’effort ou d’antécédent familial de mort subite précoce — et appelez le 15 ou le 112 devant une douleur thoracique, un malaise ou une difficulté respiratoire brutale.

Article rédigé par le Dr Michel Bensadoun, L’auteur ne déclare aucun conflit d’intérêts concernant cet article.

Note : Cet article a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, notamment pour l’assistance à la rédaction et à l’illustration. Le contenu a été soigneusement relu, validé et complété par l’auteur pour garantir sa fiabilité et sa pertinence.

Important : Cet article n’a pas vocation à remplacer une consultation médicale. Chaque situation est unique et nécessite une prise en charge individualisée.

Le texte de cet article, les infographies et les photos sont protégés par les droits d’auteur ©okimydoc, et ne peuvent être utilisés sans l’accord de l’auteur.

Références

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